LIVRES


Pulsions et inscriptions dans deux romans de Jules Verne, éditions EC, 1994.
Avant-dernier acte, roman, éditions EC, 1995.
Paysages politiques, catalogue d’exposition (avec Philippe Sergeant), éditions EC, 1996.
Deux entretiens (avec Maurice Matieu), éditions EC, 2000.
L’Exposition 72-72, éditions EC, 2001.
Art et travail collectif suivi de La politique d’art officiel en France, éditions EC, 2001.
Le système de l’art, éditions EC, 2004.
Les artistes terrassant la CAVAR (avec Robert Maggiani), éditions EC, 2005.
L'Art contemporain de marché, vitrine du néolibéralisme, éditions EC, 2008.

Art et voyeurisme des Pompiers aux Postmodernes, éditions E.C., 2009.



PARTICIPATIONS

Revues

Les Cahiers de la peinture - Cahiers du CERM - Matérialisme (I.R.M.) - Manifeste - Esthétique Cahiers - Degrés (SNES) - L’Humanité - Révolution - revue Cargo - revue Jules Verne - Ligeia - Revue Commune - revue Area - Intervention - Le Ringard - éCRItique - Artension ...

Ouvrage collectif : Le livre noir du capitalisme (éd. Le Temps des Cerises, 1998). Deux textes : — “Guerre et répression, l’hécatombe vietnamienne”— “Massacres et répression en Iran”.


QUELQUES ARTICLES

— “A propos de l’art pompier, de la scénographie et de ses déviances académiques”, Ligeia n°4, 1991

— “Lady Godiva ou le regard enfermé”, Ligeia n°13-14, 1994.

— "L'Or", revue Jules Verne n°5, 1er semestre 1998.

— “Le peintre et son sujet”, Ligeia n°41-44 (“Courbet et le réel”), 2003.

 

 

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QUELQUES CRITIQUES


L'Exposition 72-72

Aprés 1968, et jusqu'en 1974 (avant que différents mouvements ne sortent de la clandestinité pour s'intégrer visiblement dans le monde et, bientôt, dans de très officielles organisations gouvernementales), une véritable pensée politique et culturelle s'était développée, travaillant sur le mode de l'alternatif, du refus du pouvoir et de la reconnaissance officielle qui en découle. Ce cours texte de François Derivery sur l'Exposition 72-72 permet donc de rappeler la manière dont le FAP (le Front des Artistes Plasticiens) avait alors fortement perturbé l'une des premières grandes expositions d'art modeme commanditée par l'Etat. Si cet événement pourrait maintenant paraître fort anecdotique, le livre de Derivery met en lumière toute la problématique culturelle et économique qui conduit un mouvement contestataire artistique à prendre parti contre un pouvoir qui prétend vouloir le reconnaître. Cet ouvrage extrêmement précis et argumenté, construit quasiment sur le mode du dossier de justice ? dates et citations abondent ? nous permet, malgré son apparente sécheresse, de nous rappeler une époque où les débats sur l'art, la politique, le pouvoir et l'éthique se révélaient violents, passionnés, argumentés. D'autant plus violents que la problématique financière ? ou plus simplement les lois du marché de l'art ? n'avaient pas encore intégré la notion de provocation à celle d'une plus value de l'œuvre. L'artiste était alors révolutionnaire par goût, plaisir ou idéologie, mais nullement (enfin nous désirons encore le croire) par calcul... Un ouvrage à lire et à méditer.

Jean-Luc A. d'Asciano, Ligeia n° 37-40, oct. 2001

 

On trouvera dans cet ouvrage les origines, le contexte et I'histoire du boycott de l'exposition 72-72, «12 ans d'art contemporain en France» au Grand Palais par les artistes rassemblés dans le Front des Artistes Plasticiens contre les connivences du monde de l'art et de l'institution politique, à l'heure où le pouvoir pompidolien jetait les bases d'une politique culturelle à la francaise dont le paysage artistique est toujours tributaire. Une pièce intéressante versée à ce dossier par l'une des parties engagées dans là controverse. A.P.

Critique d’art n°18, automne 2001



Art et travail collectif suivi de La Politique d'art officiel en France

S'il est courant de parler d'école ou de mouvement artistique jusque dans les années 50, ce double concept, qui a alors trouvé sa forme la plus active et la plus revendicative dans les collectifs d'artistes, semble s'être passablement atténué durant ces trente dernières annces. En réalité, comme nous l'explique François Derivery, plus qu'à une disparition de ce type d'association et du travail qui en découle, il s'agirait plutôt d'un refoulement ou d'un déni. De fait, les années qui entourèrent mai 68 montrent clairement que les collectifs d'artistes sont à la fois éminemment politiques et fortement réfractaires aux lois du marché de l'art. Par conséquent, ils n'accommodent ni le pouvoir institutionnel, ni le langage analytique des professionnels de l'art. Ces deux raisons fort simples expliquent à la fois le mépris des institutions officielles et la gêne des critiques face au travail artistique découlant du collectif. Les unes et les autres, en effet, goûtent peu aux collectifs d'artistes, politiques ou non, car ils les considèrent réfractaires à toutes possibilités d'intégration dans un discours ou dans un classement des acteurs de la scène artistique. À travers son ouvrage précis et documenté, François Derivery étudie cette question des liens, censures et enjeux se déployant entre l'art des groupes collectifs et les institutions officielles. Il en profite même pour analyser et repenser, de manière plus générale, la politique officielle de l'art en France.

Jean-Luc André d'Asciano, Ligeia 31-44, juin 2002

 

Ces courts essais sont l'occasion pour François Derivery de mener une critique véhémente et sans partage de la politique culturelle française de ces trente dernières années. Selon l'auteur, ces institutions n'auraient eu d'autre dessein que d'anéantir les initiatives artistiques collectives. Si ce discours fait usage d'arguments éprouvés, il garde tout le mérite de la clarté de son engagement. S.D.

Critique d’art n° 19, printemps 2002

 


Le Système de l’Art

Troisième essai de l’auteur, ce petit livre proche par son principe d’un recueil de manifestes reprend une série d’articles parus entre fin 2001 et l’été 2003 dans Le Ringard, bulletin mensuel de l’Institut DDP (Derivery, Dupré, Perrot) et du bimensuel Artension. Continuant son analyse politique impitoyable et détaillée de la mythologie qui entoure et soutient l’art contemporain, l’auteur pointe à travers ses différents articles paradoxes et ambiguïtés du système même du marché de l’art : enjeux économiques, discours officiel, rapports de force, enjeux politiques et conditionnements idéologiques. L’ensemble de ces idées et interrogations conduisent, en creux, à redéfinir la notion d’artiste uniquement à travers l’étude de sa pratique plutôt que par son image ou sa posture. De fait, l’idée d’art contemporain porte déjà dans ses termes mêmes une contradiction quasi historique car l’on devrait plutôt dire création contemporaine, la distance déterminant ensuite s’il s’agit ou non d’art.

Jacqueline Attidore, Ligeia n°53-56, juillet-déc. 2004





INTERVENTIONS, DEBATS

Entre autres : UER d’Esthétique d’Amiens - Jeune cinéma (Paris, Amiens, Lyon...) - Jeune Peinture et salons artistiques - conférences d’expositions - Radio libertaire - Institut de recherches marxistes - Universités Paris I, Paris VIII St Denis, Paris X Nanterre - Collège international de Philosophie, Cité Universitaire, Paris - Institut d’Art et d’archéologie, Paris – Attac Dieppe - Maison des artistes, Paris - Halle Saint-Pierre Paris, etc.